Texte de présentation>>>

    Dans une communauté de moyens — danse, performance, dessin, sculpture, vidéo, photographie —, je puise une matière multiple et variable en résonance profonde avec des lieux. Je tisse un monde de perceptions et de relations liées au corps.
        Actuellement mon travail se partage entre une pratique du dessin et la mise en place de performances in situ alliant la recherche d’un espace plastique (objets, installation, son) à la présence d’un corps qui déroule une action,  trace un geste,  dessine une danse.
    Mes dessins, cherchent à rendre dicible, palpable, une vibration semblable à ce que Michaux nome son continuum*. La pensée circule dans un espace abstrait de lignes et de signes.      
    
    En 2013, je commencais à plier mes papier, et ce geste occupe pleinement mes recherches.
Le pli est une question ouverte à ce qui se trouve entre les choses, un espace poreux de déploiement entre disparition et apparition de ce qui est de l’ordre du visible.
    Ces recherchent ont conduit à la série des Partitions (2014). La structure forte du pli forme un quadrillage précis qui contraste avec la présence de l’encre diffuse et évanescente. Ces partitions évoquent la possibilité d’une méthode, une trame sur laquelle peut se dérouler la pratique. Le mot partition suggère également l’action de partitionner un espace, de répartir  des éléments. Au même titre que le corps occupe l’espace dans la performance pour le révéler, le pli partitionne la surface carrée de la feuille pour l’habiter.
    La série des Partitions inaugure aussi un retour affirmé de mon travail à la couleur. Une couleur qui se cherche encore, une couleur active pour le spectateur, chargée d’informations, d’empreinte. Je  démarre l’année 2015 par la performance Chant ; la couleur semblable à la voix vibre sur la surface du papier. Par la lumière elle rencontre l’espace et le regard. Il m’importe de donner à voir cette couleur qui appelle, qui se raconte, qui fait chant.

Natalia Jaime-Cortez

* «Je voudrais un continuum. Un continuum comme un murmure, qui ne finit pas, semblable à la vie, qui est ce qui nous continue, plus important que toute qualité»
« Émergences- Résurgences » de Henri  Michaux

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