Journée- Exposition personnelle- Modulab

2018-19_02_JAIME-CORTEZ_flyer_RECTO-12018-19_02_JAIME-CORTEZ_flyer_VERSO

Journée
Inévitablement, pour illustrer pédagogiquement ce qu’est une giornata, on a recours à la célèbre fresque Adam et Eve chassés du Paradis de Masaccio : on distingue nettement un halo de teintes différentes qui sépare le couple et indique qu’ils n’ont pas été peints le même jour. Pourtant, à lire la Genèse, l’unité de temps paraît une réelle nécessité : « Il y eut un soir, il y eut un matin », scande le texte. En fresque aussi, ces détails temporels ont de l’importance : toutefois, à l’inverse, il y a d’abord un matin, puis un soir, et il faut se dépêcher non pas parce que le jour baisse, mais parce que l’enduit sèche.
Natalia Jaime-Cortez n’est pas fresquiste, mais elle s’est récemment formée à cet art lent et patient, qui à bien des égards ne cesse de renvoyer à sa pratique personnelle. Il y est question de carbonatation, cet emprisonnement des pigments dans la surface du mur, elle qui à l’inverse use de pigments purs et volatiles. Toutefois, dans les deux cas, une certaine minéralité affleure : ce n’est pas pour rien qu’elle a travaillé auparavant avec de la poudre de marbre, ou que ses dessins apparaissent souvent crayeux et sédimentaires. Par ailleurs, et même si le procédé est moins visible, elle a fait du modèle de la journée un principe fondateur de ses dernières œuvres. Ses dessins ont souvent des temps de maturation longs : durant des mois voire des années, ses papiers sont remisés, recouverts de pigments, lavés, pliés et dépliés, accrochés ou entreposés. Mais le geste du dessin, lui, s’effectue dans la rapidité d’une seule et unique journée.
Une journée : dépôt d’un ensemble de 71 papiers soigneusement pliés dans des marais salants, à Guérande. Une autre journée : tracer les cadres colorés et vibrants des œuvres de sa série intitulée La Ronde. Une autre, encore : accumuler les traces de pastel sec sur une douzaine de feuilles de papier, un trait par dessus un autre, encore et encore, jusqu’à ce que le papier s’étoile en légers résidus colorés.
Il y a, dans la série d’œuvres proposées par Natalia Jaime-Cortez pour cette exposition, un grand écart entre la nervosité et la vivacité de la giornata et la coagulation de la carbonatation. Les titres viennent rappeler ces discordances : la pâleur et la légèreté des dessins de La Ronde pourraient évoquer des linges flottant au vent, mais leur titre suggère une griserie rythmée. On dit que la plus ancienne représentation de danse collective connue, gravée sur les parois de la grotte de l’Addaura (Sicile), dans laquelle les corps s’enchevêtrent avec grâce, figure justement une ronde. Et que penser de Solarium, courte vidéo où deux jeunes femmes, vêtues comme des touristes – lunettes de soleil, chapeaux de paille, robes légères, sandales… – s’allongent côte à côte sur de grandes pierres blanches ? S’agit-il, comme le titre semble le laisser entendre, d’un anodin bain de soleil, ou d’un rituel plus funèbre et intimiste ?
Ainsi, à première vue, tout fuit et se transforme : le pastel se disperse en poussières chatoyantes, le sel des cristallisoirs s’éparpille en brillances irrégulières, et dans la carrière de pierre, ce sont les fragments inutilisés qui attirent son attention. Il ne faudrait toutefois pas voir là l’éloge d’une disparition mortifère : voilà l’artiste, dans La carrière, qui réapparaît et achève son ascension après s’être évaporée quelque temps derrière la ruine. Car Natalia Jaime-Cortez n’a pas l’âme d’une conquérante, qui viendrait prendre d’assaut le tas de pierre, voire même la feuille ou les pigments trop volatils pour être si aisément apprivoisés. C’est, bien davantage, une tentative de réconciliation : le toucher comme une étreinte discrète.

Camille Paulhan

Publicités

Expositions collectives de mai

◊ Quartet, un commissariat d’Amélie Pirroneau avec:
Shahla Dadsetan, Natalia Jaime-Cortez, Davide Napoli, et Jacob Reymond.
En réunissant des artistes qui ont la particularité de faire dialoguer leurs pratiques du dessin et de la peinture avec d’autres disciplines, ou de s’en inspirer pour générer une partition visuelle (la danse pour Natalia Jaime-Cortez, la musique pour Jacob Reymond, l’écriture poétique pour Davide Napoli, et son intérêt pour l’astrophysique pour Shahla Dadsetan); Amélie Pironneau donne une place particulière au geste qui par l’inscription d’un signe, la transparence d’une couleur, la rotation d’une ligne, l’émergence d’une forme rend compte de la puissance du mouvement.

Galerie du Buisson

4 rue du BUISSON st LOUIS, 75010 Paris, France
◊Floraison

Avec les œuvres d’ Isabelle Beraut, Raphaëlle Palluat de Besset-Boutié, Helen Butler, Anne Commet et Natalia Jaime-Cortez…

APRÈS-MIDI de VERNISSAGE :
Samedi 2 juin, de 12h à 19h
Dans l’Art Room, au 8 rue Clauzel 75009 Paris
Entrée libre

https://zeuxis-art.com/fr/content/18-l-exposition-du-moment

https://www.facebook.com/events/175301053178656/

 » Le travail de ces cinq artistes est un hommage au renouveau.
Il prend la forme de grands paysages abstraits chez Anne Commet, de subtiles empreintes chez Natalia Jaime-Cortez, de lueurs du soleil chez Helen Butler, de vagues énergiques chez Raphaëlle Boutié, de végétaux suggestifs chez Isabelle Beraut.
Un renouveau contrôlé chez Natalia et Helen dans un geste parfaitement maîtrisé, un renouveau énergique chez Anne, Raphaëlle et Isabelle dont le tracé est totalement libéré.
De l’éclosion à l’explosion, si le renouveau était progressif, elles pourraient à elles cinq en dessiner les étapes successives. »

Amélie du Chalard

STILL MOVING 2018

STILL MOVING is back!! Festival de performance

Du 11 au 14 avril 2018


Au Théâtre de l'étoile du Nord à Paris

Avec 
Clarissa Baumann et Olavo Vianna
Anna Byskov
Claude Catelain
Esméralda Da Costa
Iris Dittler
Clarissa Baumann et Olavo Vianna
Natalia Jaime-Cortez
Pascal Pesez et Esteban Fernandez
Yoan Sorin
Rémi Voche

Détails et programme très bientôt...

Exposition d’été+ Exposition de rentrée

                                                  PLIÉ + DÉPLIÉ                                          

avec Claude Briand-Picard, Natalia Jaime – Cortez, Sylvie Houriez, 
Maëlle Labussière, Patrice Pantin et Laurence Papouin
Galerie Réjane Louin
Vernissage le lundi 10 juillet à partir de 18 h
Exposition  du 8 juillet au 3 septembre.
19 rue de l’église
29241 Locquirec
tel : 02 98 79 36 57 //  06 60 17 54 53
rejane.louin@gmail.com
www.galerierejanelouin.fr
ouverture : tous les jours sauf les mardis pendant les vacances scolaires, 10h30 – 12h30 et 15h- 19h
                PETITS FORMATS  – Exposition personnelle                         
​sans titre, Encre et pigment sur papier plié, 35×35, 2016
Galerie Gratadou-Intuiti
Vernissage le 7 septembre à partir de 18h30

Exposition du 7 septembre au 23 septembre
16, rue des Coutures Saint-Gervais

75003
0682832629

Sortie d’édition

edition-natalia
Sortie d’édition
Le 7 janvier à la Galerie Vincenz Sala– Paris.
52 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris.
A partir de 18h.
Dans le cadre du finissage de l’exposition Point de retour sans aller  de  Marc Rossignol, artiste de la galerie.
L’édition revient sur mes performances récentes autour de la couleur.
Elle contient:
° Un entretien avec Amélie Pironneau
° Une contribution de 18 artistes invités par Natalia Jaime-Cortez à répondre à des questions autour du rapport qu’ils entretiennent, dans leur pratique, à la couleur.

Avec: Anna Gaiotti, Bleuène Madelaine, Combey Pion, Emma Bourgin, Esmeralda Da Costa, Eric Suchère, Fabienne Gaston-Dreyfus, Hugo Aveta, Iris Dittler, Leïla Brett, Lotus Eddé  Khouri & Christophe Macé, Lucie Picandet, Maki Watanabe, Marie Lelouche, Matthieu Cossé, Pascal Pesez, Vincent Corpet.
° Les images de: Philippe Betrancourt, Esmeralda Da Costa, Margaret Dearing, Alexandre Perrot, Luis Jaime-Cortez, Bruno Lapeyre, Claire Soton, Zhang  Yang.

Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la DRAC Centre-Val de Loire, du Conseil Régional du Centre, de la Communauté de Communes du Pays d’Issoudun, de l’Etablissement Public de Coopération Culturel d’Issoudun, ainsi que du Musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun.
Conception graphique: T&D (tometdelhia.com)


Ouvrage édité à 200 exemplaires.
Les 20 premiers exemplaires sont numérotés de 1 à 20 et signés.
Achevé d’imprimer en France, en décembre 2016.

Frasq 2016 au Générateur

Retour au Générateur pour une nouvelle performance INCARNE qui prendra place au sein du :
CΛBΛRET COURΛNT FΛIBLE

C’est le samedi 22 octobre à partir de 19H pour la 8è saison de [ FRΛSQ ] et les 10 ans du Générateur.

Avec Téo Bétin / Thomas Boulmier / Natalia Jaime-Cortez  / David Duvshani / Éléonore Didier / Nicolas Guillemin / Elsa Lefebvre / Juan Pablo Lucchelli / Jihye Jung et Elise Vandewalle / Benoit Pieron / ARTS VISUELS DEBOUT

Trilogie de la couleur, 2016, Natalia Jaime-Cortez

La soirée est partagée, rythmée, traversée avec:
Alain Snyers & Michel Giroud
Le Cabaret de Pan Total* & Zig Zag*
Mot d’ordre :  « Faire des frasques »
Avec les artistes et intervenants :
(liste non exhaustive)
Joël Hubaut / Léa Lebricomte – Bob Lens – Esther Ferrer – Daniel Daligand – Alain Snyers – Sébastien Bergez – Tapis volant (Richard Piegza / Anan Kuczynska) – Élisabeth Morcellet – Agnès Aubague – Col Claudine – Émilie Franceshin – Foxx – Pontificall Beuys (Katia Feltrin / Dorothée Chapelain / Isabelle Fabre ) – Franck Ancel – Michel Giroud – Max Horde – Sandrine Lehargre / Mathieu Bohet – Manuela Centrone – Zazek Vermouth – Charles Dreyfus – David Fenech – Antoine Chipriana – Bonnie Tchien Hun-Ying – Thiéri Foulc – Victor Grillo-Chérubin – Pierre Degado – Jacques Halbert – Alain Biet — Laboratoire de la contre-performance : Deed Julius, Bruno Mercet, Jonathan Zwaenepoël, Franca & Emilio Morandi, Julie O’scenik, Francine Flandrin …
Ainsi que :
 Fifty-Fity, Isabelle Delatouche et Anne Mulpas donnent à lire en direct ce que le réel porte et compose de fiction.Au gré du passage, ponctionnant et hybridant in situ sons et images, paroles, postures et mouvements, elles « recyclent» le présent furtif du lieu. Le texte vidéoprojeté sur les murs se décline comme la foule, en flot continu.

LE GENERATEUR
16 rue Charles Frérot
94250 Gentilly
Tél. 01 49 86 99 14
contact@legenerateur.comtransports en commun

  • T3 arrêt Poterne des Peupliers
  • M° Place d’Italie + Bus 57 arrêt Verdun – Victor Hugo
  • RER B Gentilly (ou RER B Cité U + T3 arrêt Poterne des Peupliers)
  • Vélib’ (n° 13111, n° 42505)
  • Autolib (12 Rue Gouthière, 75013 Paris)