2013-PLI

 PLI    Exposition personnelle à la Galerie Vincenz Sala/ Paris

PLI-vue2013

sans titre Natalia Jaime-CortezDSC_1683

sans titre Natalia Jaime-CortezSans titre, Tombe, sans titre, Encre de chine et pigment sur papier, 35×35, 2013
Vue-Galerie Vincenz SalaMesureVue de la galerie avec Pli, encre de chine sur papier plié 70×140 / Mesure, photographie argentique 25×35 / Face, encre de chine sur papier 35×35/ 2013

Vue Galerie Vincenz Sala

Rouge, encre rouge et pigment sur papier, 35×35 / Time is now, bobine bleue à dérouler, 2013

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::J’articule, ensemble de trois performances pour la Galerie Vincenz Sala

/ Fenêtre, feuille de papier pliée de 2m50 sur 3m/ Couché de soleil- 17′

063Vincenz Sala Performance Natalia_130425

055Vincenz Sala Performance Natalia_130425

042Vincenz Sala Performance Natalia_130425069Vincenz Sala Performance Natalia

077Vincenz Sala Performance Natalia_130425

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::://  ICI  radio, ampoule, feuille de papier et mots, 15′

ICI-galerieICI-galerie4

ICI-galerie3:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::/// Every day is a good day. John Cage – Fenêtre 2– feuille de papier pliée 2m50×3m- papier plié rouge 35×35, 17′

FenêtreBIS2FenêtreBIS7FenêtreBIS5
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::Dossier de presse:
Avec l’exposition PLI de Natalia Jaime-Cortez, la galerie Vincenz Sala poursuit la programmation d’artistes qui s’inscrivent dans une pratique double du dessin et de la performance. Après Anne-Flore Cabanis en mars 2013, Myriam El Haïk en décembre 2012, et tout récemment dans le cadre de la foire Drawing Now, la présentation du travail de Natalia Jaime-Cortez reprend le sujet. On retrouve à travers ces trois positions un dessin qui engage le corps et qui est en soi trace d’une action de l’artiste dans le temps et l’espace. Moins éphémère mais appartenant à la même famille il n’est pas surprenant que cette pratique du dessin amène et revient à la performance, expression artistique qui paraît-il est en train de regagner sa juste place. L’exposition de Natalia Jaime-Cortez s’articule autour d’un ensemble de dessins récents principalement à l’encre noire. Ces dessins explorent un réel démultiplie à l’infini dans ses moindres détails.  Les lignes qui composent ses dessins sont à la fois vibration, mouvement continu, rythme et tension. Il naît la perspective d’un espace ouvert qui se déploie sous la forme d’une installation. L’artiste prend en compte tout l’espace de la galerie agençant ses dessins, objets et matériaux dans un équilibre précis fait de résonnances et de cohabitations. Son travail questionne les lieux en tant qu’espaces et territoires  et procède par une pratique de l’in situ. Mais c’est également la perte de repères, la sensation du vide qu’elle tente de transmettre. A la manière des personnages de Beckett, le corps, son corps, tourne en rond, il ressasse, cherche une façon d’appréhender son paysage, son histoire, son temps. Le sens est en perpétuel mouvement, évoluant sans cesse entre apparition et disparition. Dans le blanc du papier, des mots épars surgissent et scandent parfois ses dessins. Ce langage joue, il cherche lui aussi son orientation  et son ancrage. C’est à la fois une langue sonore et visuelle semblable à une cartographie aléatoire et mentale.  L’exposition PLI se veut être avant tout une question ouverte à ce qui se trouve entre les choses. C’est une forme de mise en réseau de la pensée. L’exposition interroge par le biais du pli les multiples facettes de la perception et du geste de l’artiste. Natalia Jaime-Cortez présentera plusieurs performances comme des temps d’activation de l’exposition où il s’agira de déplier par le corps cet espace.
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Texte Amélie Pironneau / Mai 2013
Tracés à l’encre noire, des mots et des lignes se partagent le blanc de la feuille de papier composant un univers de signes intime et fragile. « Tout », « Rien », « Ici », Là-bas », « corps » sont les mots récurrents dans les dessins de Natalia Jaime-Cortez, dispersés sans ordre sur la surface du support que traversent quelques traits verticaux et obliques, tantôt isolés, tantôt superposés, par un geste que l’on devine répétitif, dans un processus envisagé comme épreuve du temps. Un geste qui, même réduit au minimum, même suspendu  –à l’instar de ce dessin où des lignes formant une sorte de tissage recouvrent partiellement la surface-  implique le corps.
Comment inscrire le vide ? La pratique du dessin est liée, dans le travail de cette jeune artiste, à l’expérimentation sensible de l’existence du vide, de l’ineffable : « La terre se vide, l’âme se vide, silence » dit-elle.
Les dessins constituent les traces de cette expérience. Ils manifestent une sorte de dessaisissement face au réel tout en se faisant captation du temps.Le geste, dans cette pratique s’inscrit en effet dans l’instant. C’est un geste spontané, instinctif, sur lequel l’artiste ne revient pas, ce qui confère aux dessins cette charge émotionnelle particulière.
Aucune méthode, aucune règle, aucun procédé formel n’entrent dans la réalisation des dessins de Natalia Jaime-Cortez qui réduit volontairement l’expérience esthétique à un presque rien afin de transmettre au spectateur la sensation du vide. « Mes traits ne construisent rien. Ils vident encore plus la feuille » dit l’artiste.
Cependant la ligne, dans sa dynamique opère en tant que résistance au vide. Elle se tend, donne une impulsion, insuffle vitalité au geste artistique qui se déploie ainsi d’une autre manière.Il n’est pas surprenant que Natalia Jaime-Cortez fasse référence au concept deleuzien de Pli qui fait appel à l’espace, au mouvement de pli, de dépli et de repli et à l’idée d’infini que celui-ci engendre.Le pli permet de penser l’œuvre en devenir, d’ouvrir d’autres champs qui mobilisent le corps.
C’est ainsi que le dessin, la performance, la sculpture, la danse se combinent et se complètent dans le travail de l’artiste.Ces modes d’expression, nourris d’émotion, pétris de mémoire sont liés à cette expérience sensible de l’espace à laquelle invite le concept de pli.
 « L’image déborde ou est ailleurs » souligne Natalia Jaime-Cortez. L’image affleure dans les dessins puis revêt d’autres formes, mouvantes, afin d’explorer le réel qui se dérobe dont elle restitue les traces éphémères.
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Images ©
Manuela Böhme
Nabil Boutros
Esmeralda Da Costa

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