2009-Bamako, Terrains vagues

Résidence/Exposition aux Quartiers d’Orange-Bamako-Mali- 2009 Avec le Culturel Français et l’Ambassade de France à Bamako. Publication «Terrains vagues» par l’ Ambassade de France.

«Pour l’exposition, Natalia Jaime-Cortez réalise trois vidéos, fruits des liens qu’elle a tissés avec les femmes du quartier de Bougouba. Elle filme les mouvements, la grâce naturelle, le port de tête hiératique et souverain de ces femmes qui déambulent devant la caméra. Elle souligne la force de leur cou musclé ou gracile, leur habileté à maintenir sur la tête – sans effort apparent – les objets qu’elle a couverts d’un tissu teinté d’indigo. Lors de sa performance, le soir du vernissage, c’est avec la même grâce féminine et altière, entourée des femmes qui l’ont conseillée, qu’elle déambule, dans la grande halle, portant sur la tête un objet en équilibre. Le chemin qu’elle emprunte est ponctué par les cinq éléments d’Abondances : ces sculptures-balançoires que les enfants du voisinage s’approprient avec joie et rires communicatifs. Sculptures: car aux cordes des balançoires qu’elle a conçues, sont attachées des empilements de bouteilles, poches d’eau, bassines, paniers et plateaux, couverts de tissus indigo, cousus ou lacérés, qui se meuvent, dans un même élan, au-dessus de la tête des utilisateurs, en un équilibre précaire. Ce qui donne à l’ensemble une dimension irréelle surprenante.» Fabrice Vannier, enseigant à l’ENSBA, artiste.Extrait du catalogue

Doni Ben Koun- je porte sur ma tête. Trois vidéos avec les femmes du quartier de Bougouba et les objets recouvets d’un tissu bleu indigo.CORPS -COU- OBJETS 2’

 Marche
Performance filmée 22′

Je détermine un parcours dans la ville de Bamako qui parts de «Médina Coura», vaste marché populaire au pied d’une colline, vers «Cité Niger», une ïle aménagée en quartiers résidentiels cossus. Je commence ma marche avant le lever du soleil au moment où les villes tropicales s’éveillent et je circule à travers les rues pendant trois heures, une calebasse ornée de sachets d’eau «djisma bé» sur la tête.La vidéo est le document de la marche, une performance sous forme de dérive urbaine où je me ré-approprie un geste tout à fait banal et quotidien. Un temps d’observation du mouvement de Bamako et une prise de conscience du corps différente.

Petit soir

Poème vidéographique.8′

«L’homme entier avec son cri qui peut remonter le chemin d’un orage, pour l’Europe c’est de la poésie, mais pour nous qui avons une idée synthétique de la culture se mettre en rapport avec le cri d’un orage c’est retrouver un secret de vie» Antonin Artaud- «Messages révolutionnaires.»

Toutes les images ©Natalia Jaime-Cortez

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